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C'est avec plaisir que nous vous accueillons sur le site Web de l’Association des pathologistes du Québec (APQ). Vous retrouverez sur ce site de l'information sur différents sujets reliés à la pathologie ainsi que des liens vers d'autres sites Web apparentés. Vous pouvez nous faire vos commentaires par courrier électronique à l’adresse patho@fmsq.org . Nous tiendrons compte de toutes vos suggestions.
ANATOMOPATHOLOGIE
L’anatomopathologie est une spécialité médicale dont le rôle premier est
le diagnostic à partir de l’examen microscopique de tissu humain (biopsie,
exérèse de tumeur, etc.). L’intérêt de cette spécialité est qu’elle permet
de conserver une vue de l’ensemble des maladies car nous avons à examiner
tous les organes. Un autre volet de notre travail est le dépistage du
cancer par la cytologie (ex. : dépistage du cancer du col de l’utérus).
Une portion moins importante de notre temps est consacrée à l’autopsie qui
nous permet de découvrir la cause d’un décès, la possibilité de maladie
héréditaire ou même l’efficacité de certains traitements médicaux ou
chirurgicaux. Notre travail se fait en milieu hospitalier essentiellement,
est non mécanisé et repose sur l’observation microscopique.
La formation requise pour devenir anatomopathologiste est un cours de
médecine (5 ans) auquel se greffent 5 autres années de spécialisation.
Durant ces années de spécialisation, les cours sont diversifiés mais
portent aussi sur des notions fondamentales (physiologie, biologie
moléculaire, génétique, etc.). Certains ajouteront 1 ou 2 années pour se
diriger en recherche ou pour approfondir un domaine particulier : par
exemple, la peau (dermato-pathologie, etc.) D’autres pourront se diriger
en médecine légale et développer une expertise dans les autopsies dites «
judiciaires ».
Dans l’hôpital, le pathologiste joue un rôle important car c’est à partir
du diagnostic qu’il émet que le traitement sera institué. À cause de ses
connaissances diversifiées, il est souvent consulté, même lors d’une
chirurgie, pour orienter le traitement (tumeur bénigne ou maligne). Dans
le cas d’une tumeur maligne, il détermine aussi son extension, sa gravité
et les traitements sont donnés en conséquence. S’il travaille dans un
hôpital universitaire, il est impliqué directement dans l’enseignement des
maladies, de leurs causes et de leurs conséquences.
Il y a environ 180 pathologistes au Québec et comme bien des spécialités,
l’âge est assez élevé. Les perspectives de travail sont donc excellentes à
court et moyen termes.